vendredi 10 septembre 2010.

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Les régions

Moulay Idriss Zerhoun :

La ville est située à environ 25Km de Meknes, elle est fondée sur une colline rocheuse par le fondateur de la dynastie des idrissides et du premier état marocain Moulay Idriss Premier.
En haut de cette dernière s’étend le quartier le plus haut de la ville celui de Khiber, comme il apparaît un minaret cylindrique unique au Maroc garnie de Al Dikr (écriture religieuse) en mosaïque. L’oued (rivière) Khoman prend dans ses bras chaleureux les maisons dévalent la pente pour grimper aussitôt sur Tazga, le quartier opposé.
Un escalier à travers le souk mène au mausolée Moulay Idriss. La ville est connue par son « Moussem » la grande fête traditionnelle qui attire l’attention des milliers de pèlerins et tribus des quatre coins du pays.

Volubilis ou Oualili :

A 35km de Meknes se situe la cité historique volubilis qui tire son nom de la plante volubile abondante dans la région. Fondée à l’époque pré- romaine Volubilis elle devint l’une des principales cités de la Maurétanie au I er siècle avant que l'empereur romain Caligula l’annexa après qu’il assassinait le Roi mauritanien Ptolémée.

Elle s'étend sur environ 40 hectares.
Une position facilement défendable, une agriculture prospère et l'abondance de l'eau ont favorisé l'installation de la ville sur ce site.

Elle s’enrichit grâce aux commerces de l’huile, du blé et des animaux sauvages et se dota d’édifices superbes

Le djebel Zerhoun, arches s’ouvrent sur la compagne, tapis de la mosaïque dans les prés, voila 2000 ans que Volubilis se repose et rêve dans la compagne marocaine.

Le nom berbère de est qui désigne,. La tradition orale la désigne également par Ksar pharaon - par analogie avec la grandeur du monument pharaonique. La ville antique de Volubilis
Elle faisait partie de la Mauritanie taingitane et

Au 2ème siècle après J.C., sous l'empereur Marc-Aurèle, on construisit une muraille qui encercle toute la ville. Le capitole, grand temple dédié aux divinités Jupiter, Junon et Minerve (triade capitoline) a été construit sous la dynastie des Sévères par l'empereur Macrin, ainsi que la basilique judiciaire. Au début de IIIème siècle après J.C., il y'a eu réaménagement du forum; petite place publique à côté de la basilique judiciaire. En 277, a été édifié l'Arc de Triomphe de Caracalla pour remercier l'Empereur d'avoir donné la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'Empire.

Les vestiges archéologiques montrent que la ville a été abandonnée par l'administration romaine puis christianisée (vers 599-655 après J.C) et enfin islamisée. Après le conflit entre les abbasides et chiites, Idriss premier descendant d'Ali s'est enfui au Maroc et fut accueilli par la tribu des Aourabas et déclaré chef à Volubilis qui reprit le nom de Walili ou Walila.

Son architecture révèle qu'on est bien dans un site authentiquement romain, avec son Forum, basilique, Capitole, Arc de triomphe, ces mosaïques, ces bains, ses cadrans scolaires...

Les alentours de la ville présentent également des sites exceptionnels., la ville romaine de Volubilis présente des céramiques extraordinaires dans un cadre planté d’oliviers. Afin de trouver un peu de fraîcheur, on pourra également partir en direction d’Ifrane et apprécier une baignade dans un lac de moyenne montagne. Les amateurs de golf pourront également vivre une expérience exceptionnelle à Meknes, la ville dispose du seul parcours intra muros du Maroc installé dans les anciens jardins du palais de Moulay Ismaïl.

Ville d’Ifran et Hajeb :

Des forets de cèdres antiques imposants, une altitude de 1650m, maisons aux tuiles roses habillées en blancheur de neige c’est sûrement la belle ville d’Ifran connus par ses multiples jardins, le ski sur des pistes charmante de Michlifen en hiver, la pêche aux zodiaques dans les lacs à l’été.

Sur une altitude de 1054m se situe la ville de Hajeb sur la bordure du plateau Beni M’tir. Aperçu historique

El-Hajeb aurait tiré son nom actuel, à deux niveaux :

  • Historiquement, cette Province constituait une enclave protectrice à la capitale Ismaïlite.
  • ographiquement, le relief montagneux d'El Hajeb, sculpté par les effets de l'érosion, a toujours constitué des "sourcils" naturels (Hajebs) pour les deux principales sources "Ain Madani" et "Ain Khadem".

 

La population de la Province et constituée principalement par les tribus : Bni Mtir, à raison de 75 %, et Guerouane sud, à raison de 25 %, les noms de ces deux tribus auraient trouvé ses références dans la bataille de "Ain Maârouf " menée à l'encontre de l'occupation française.
Dans le cadre des projets programmés du FSDR (institué à la suite du discours de Feu Sa Majesté Hassan II à Erfoud en 1974 la ville d'El Hajeb non encore érigé en Province a bénéficier d'un projet financés par la banque Mondiale visant à développer l'agriculture en bour dans le plateau d'El Hajeb.
Mais c'est à partir de 1991 que le cercle d'EL Hajeb érigé en Province a commencé par bénéficier des premières infrastructures de base.

2- Situation géographique
La Province d'El Hajeb a été créée par le décret Royal n° 2.91.90 du 1er janvier 1991.
Située au cœur de la Région Mèknes-Tafilalet, et en partie dans ce qu'on appelle le bassin Fès-Meknès, lui-même faisant partie de couloir sud-rifain, cette Province est limitée :

  • Au nord par les Préfectures Meknès Al Ismailia et El Menzeh
  • Au Sud par la Province d'Ifrane
  • A l'Est par la Wilaya de Fès
  • A l'Ouest par la Province de Khémisset

     

3- Organisation administrative
Sur le plan administratif la province d'El Hajeb compte

  • 03 Cercles : ( El Hajeb - Agourai - Ain Taoujdate )
  • 04 Pachaliks: ( El Hajeb - Agourai - Ain Taoujdate - Sebaa Aioune )
  • 05 Caïdats : ( Dir - Laqsir - Ait Boubidmane - Sebt Jahjouh - Ait Yaazem )
  • 03 Arrondissements Urbains : ( Ain Sihand - Ain Khadem Akachmir - Ain Khadem Bouzouitina )
  • 16 Communes : ( 04 Urbaines - 12 Rurales )Lien avec carte découpage

 

4- Milieu naturel
L 'appellation du cause d'El Hajeb doit son nom à sa structure tabulaire de couches (ondulée ou feuillée) avec une succession de plateaux diversement étagée. L'altitude oscille entre 1100 et 1500 mètres. Bien que l'impression de montagne soit forte la Province d'El-Hajeb est formée en partie par la plaine de Sais, qui en constitué partie la plus fertile. Dans sa partie sud, sud-ouest et sud-est par les premiers contrés forts du moyen Atlas.- Montagnes : 30 % et Plaines : 70 %

La forêt naturelle constitue incontestablement un atout et l'un des attraits des plus appréciables marqué par une prédominance de chêne vert et de chêne liège.
En terme de superficie la forêt couvre 33682 ha bien mis en valeur dans le domaine agricole et agro-industriel et moins bien exploité comme c'est le cas du secteur touristique sachant que ces forêts pullulent en gibier pour les amateurs de la chasse qui trouveront aussi un encadrement .
Considéré comme le château d'eau de la région la Province offre de très grande richesse en eau.Plusieurs points d'eau y affleurent dit communément " Ains " ainsi on dénombre plus d'une vingtaine.Atout touristique qui est non moins exploité que les précédents .

5- Climat
* Pluviométrie
Elle est importante, et la moyenne des précipitations est de 635 mm/an, la Province connaît également de fréquentes chutes de neige surtout pendant les mois de janvier et février ( entre 5 et 10 cm ), trois stations météorologiques principales couvrent la Province d'El-Hajeb :

  • Station d'El-Hajeb ( lat 35° 41° long. 5° 22° )
  • Station d'Ain Toujdate ( lat. 33° 39° long. 5° 36° )
  • Station d'Agourai ( lat. 33° 39° long 5° 36° )

* Température, Insolation et Vents
L'analyse des données sur les températures montre l'influence de l'altitude. En effet la station d'El Hajeb située à une altitude de 1.050 m enregistre des températures plus faibles que celles enregistrées dans les autres stations. Les températures moyennes annuelles sont assez constantes, et varient entre 15 et 17° C.
Les mois les plus chauds sont : juillet et août la moyenne des températures maximales pour ces mois varie entre 33 et 35°C. La moyenne des températures minimales varie entre 3 et 5° C.
En effet la saison sèche concerne essentiellement les mois de juillet - août avec des totaux inférieurs à 4mm de pluie avec cependant des irrégularités inter-annuelles assez fortes.
L'insolation constitue un atout pour le tourisme puisqu'elle réalise de bonnes performances atteignant des maximums pour le mois de juillet et août. La moyenne des jours de brouillard ne dépasse guère les 10 jours.

 

 

Moyens Atlas

Le moyen atlas est un ensemble de hautes terres, d’altitudes supérieures à 1000 m, en position centrale entre le Rif, le haut Atlas , la Moulouya, la plaine du tadla et les bas plateaux du saîss. Il comprend deux parties bien distinctes : une zone tabulaire, et une zone plisée, séparées l’une de l’autre par la coupure de l’Oum-Rbiâa et de l’oued Guigou, avec par endroits des cassures ayant entraîné des épanchements volcaniques .

La zone tabulaire d’allure jurassique est formée de trois paliers successifs : causse d’El Hajeb (1000à 1500m) causse d’Azrou (1500 à 1700 m) et causse de Timahdite (1700 à 1900m).

Quant à la chaîne du Moyen Atlas proprement dite, eelle est formée de chaînon séparés tels que le Tichoukt (2700m), le Jbel Fazaz et surtout les puissants et majestueux Bou Iblane et Bou Nasser ( plus de 3000m) qui surplombent la plaine de la moulouya au sud.

Très bien arrosé (600 à 800 mm/an), ayant des sources vauclusiennes puissantes (Ain Asserdoun, Arougou, Tit Hssen, Ain Khadem…), bien boisé (la plus grande surface forestière du Maroc) ; le moyen Atlas est le château d’eaux du Maroc d’où sortent tous les cours d’eau importants : Oum-er-Rbiâa, Sebou, Beht et Moulouya.

Le rôle politique du Moyen Atlas et son action sur la géographie humaine ont été également considérable, car sinon par son altitude, du moins par sa masse, il coupait le pays en deux, séparent le Maroc occidental, celui du plaines et des côtes maritimes, du Maroc prés-saharien, pays des oisis et des contrées désertiques.

Le moyen Atlas est aussi le pays Amazigh, l’imprenable citadelle de tribus irréductibles ( Aît Youssi, Aît M’Guild, Aît sgougou et Zayane), compartimentées par la topographie et vivant essentiellement de l’élevage par le jeu d’une transhumance de moyenne amplitude entre le jbel (pâturagesd’été) et l’Azghar (pâturages d’hiver).

Il va sans dire que cette grande richesse du milieu naturel et humain s’accompagne d’une diversité similaire des atouts pour le développement du tourisme en général et du tourisme écologique en particulier.

Le Moyen Atlas se distingue en effet, par la variété de ses aspects physiques et la richesse de son patrimoine humain. A un piémont riche en eau et verdoyant, se succèdent des plateaux étagés aux formes karstiques diverses surplombés par des cimes aux falaises abruptes avec un encaissement spectaculaire de ses vallées.
Outres son couvert végétal très riche ( cédraie, chênaie) et sa faune diversifiée (sanglier lièvre, perdrix et poissons d’eau douce) le climat montagnard du Moyen Atlas permet d’attirer les amateurs de la neige en hiver et les estivants en été ( une soixantaine de volcans éteints, aux formes reconnaissables rompent la monotonie des plateaux situés aux alentours d’Ifrane, Azrou et Timahdite).La relative densité du réseau routier, sa facilité d’accès , les multiples attraits de l’altitudes et d’une nature aux aspects pittoresques font que le Moyen Atlas est de loin la montagne la plus visitées du Maroc.

Outre les atouts physiques précités, le Moyen Atlas dispose d’une grande richesse culturelle et artistique :sites archéologiques, Kasbahs, villages pittoresques, zaouîas et mousolées. La diversité humaine de ses habitants sédentairesou semi-nomades a engendré un patrimoine culturel riche et varié :tentes berbères, folklore,rites, habits traditionnelles, cuisine spécialisée et artisanat réputé pour ses tapis colorés et ses hanbels. Le Moyen Atlas dispose ainsi d’un immense potentiel touristique.

 

Ville : Khenifra

Située au sud des régions précédentes, la province de khenifra s’intègre à la fois dans le Haut Atlas et le plateau central, ce qui explique son relief accidenté où altèrent la montagne et les plateaux dont l’altitude est variable. Trois régions naturelles bien distinctes caractérisent cette province ; la bassin versant de la haute Moulouya correspond administrativement au cercle de Midelt, limité au Sud par le Haut Atlas culminant au jbel Ayachi (3757m), et Moâsker (3277m), au Nard par le causse du Moyen Atlas.

La partie centrale de la province, qui correspond administrativement au cercle d’El Kbab, n’est autre qu’une partie du Dir du Moyen Atlas, c’est une région montagneuse couverte de forêts où l’oued Srou, affluent de l’Oum Er-Rebiâ, et l’Oued Chbouka prennent leurs sources.

La majeure partie du cercle de khenifra s’étend à l’ouest de l’Oum Er-Rebia avec une légère avancée sur le Moyen Atlas grossièrement limitée par l’Oued Srou et la ligne de crêtes joignant ce dernier aux sources de l’Oum Er-Rebia.

La province de Khenifra a toujours été considérée comme un véritable château d’eau du Maroc .En effet, les plus importants fleuves du pays y prennent naissance, notamment Oum Er-Rebia et ses affluents Chtouka et Srou, Oued Moulouya et son affluent Ansguemir, Oued Grou, affluent de Bouregreg, Oued Ksiksou et Oued Boukhmira.

Le climat de cette région se caractérise par sa continentalité qui influe sur mes amplitudes thermiques saisonnières, voir même journalières . A un hiver rigoureux, succède un été chaud . La pluviométrie varie selon les régions entre 400 et 700 mm/an en moyenne . Les précipitations, en hiver sous forme de neige, sont abondants sur le plateau de Bekrite, le col du zad et le Haut Atlas. La combinaison de la température et la pluviométrie est de nature à créer des conditions favorables à des ceintures de végétation : ainsi, on verra se succéder altitudinalement, des forêts de Kharroubier, chênes verts, et cèdres.

Jouissant de cet environnement naturel favorable et de par sa situation géographie, la province de Khénifra a des potentialités naturelles énormes lui permettant d’être un pôle d’attraction pour les amateurs de tourisme de montagne (randonneurs, chasseurs et pêcheurs…). Il s’agit, en particulier, d’espaces couverts de cèdres et de chênes verts, de rivières (riches en poissons tels que la truite et les brochets) et des lacs tels que Aguelmame Aziz (situé en pleine forêt sur une superficie d’environ 62ha), Ouiouane, Afrennourir, Tifounassine, Amghas, N’Douit et Miaâmmi.

Une faune cynégétique importante et diversifiée participe, également, à la richesse de cette région. Elle a permis, d’une part, de créer une vingtaine d’amodiations de droit de chasse (les espèces les plus fréquentes sont : le sanglier, le perdreau, le lièvre, la palombe, le chacal et le renard), d’autre part, et dans le souci de sauvegarder le mouflon qui constitue une espèce rare et particuliére à la région montagneuse du Haut Atlas, une réserve a été crée au niveau de la région de Tounfite, sur une étendue de 20 805 ha à prédominance de cédres et de genévrier.

 

 

Ville :Midelt

Au coeur du moyen Atlas, entre Meknes et Errachidia se situe Midelt . Cette petite ville marocaine est depuis longtemps un grand centre agricole basé sur l’exploitation des pommiers , la ville est entourée par plusieurs villages agricoles , touristiques et des sites d’exploitation minérale. En plus ville est très riche par les gisements de pierres fossiles de toutes sortes et ont donné naissance à une activité économique florissante, mais qui gagnerait à être organisée pour bénéficier au plus grand nombre.
Malgré son climat dur, Midelt est une terre fertile et généreuse ; elle est connue depuis longtemps par sa richesse minérale qui été exploités jusqu’aux années 80, mais actuellement seule l’extraction des roches précieuses tel que la"Vanadinite " domine l’activité des habitants de la région surtout à Ahouli et Mibladen. Le nom de Midelt est lié depuis plusieurs années aux pommes . Cette petite ville occupe, au niveau national, la première place dans la production de ce fruit, tant sur le plan quantité, que sur le plan de la qualité. La région produit également un grand nombre de variétés de pommes.
Le mousem des pommes et une fête célébré chaque années au mois d’octobre, c’est une occasion pour la commercialisation et la publicité de ces produits et aussi le moment pour ce rencontrer et découvrir la beauté et le charme de cette région. Sur la route de Tafilalet, Midelt est une région touristique riche de sa bonne nature montagnarde et de ses habitants au naturel très accueillant. Midelt a un site touristique d’une beauté extraordinaire. Il s’appelle Jaafer et offre une magnifique vue au pied de Jbel El Ayachi . C’est un pole touristique connu par les visiteurs de la région depuis longtemps.
Il y a d ‘autres places plus belles et merveilleuses mais qui n’ont pas une très grande réputation comme les sites de Jaâfer et Ahouli. Il existe aussi d’autre places qui ne sont pas encore découvertes par le grand public, des places qui sont vraiment très grandes et magnifiques. C’est la nature montagnarde à l’état pur comme Ait Ben Azou, Bertat, Ain Zriuila et Sidi-Said. C’est toute la beauté et la magie du Moyen Atlas que l’on retrouve dans ces localités, accueillantes et charmeuses. La majesté des cédres, les odeurs des arbres fruitiers et les mille et une senteur de la flore locale sont autant d’éblouissements qui excitent tous les sens des visiteurs. Midelt, c’est aussi la limite de deux mondes.
D’un côté, le Moyen Atlas et de l’autre, le Tafilalet. Sur le plan géographique, climatique, culturel et ethnique, Midelt marque la frontière entre deux espaces bien distincts. Mais il n’y a pas de rupture. Bien au contraire, il y a une continuité qui vous fait passer d’un mode de vie à un autre, d’une nature à une autre et d’un climat à un autre, sans heurt. C’est tout le charme de cette région.

Ville : Azrou

(Le rocher en berbère)

Aux alentours riches en forêts de cèdres et de chênes verts, la ville d'Azrou, abrite, entre autres, un centre artisanal réputé pour ses travaux de bois de cèdres et de tissage de tapis des tribus des Bni-M'gild. On peut aussi voir par ailleurs la Kasbah (forteresse) construite sous la règne de Moulay Ismail. Les environs d'Azrou sont des lieux de prédilection pour les randonnées, la chasse au sanglier, au perdreau ou au lièvre. On peut aussi s'adonner à coeur joie à la pêche au brochet ou à la truite.

 

Tafilalet

Grande région originale, le Tafilalt a la particularité d’une position naturelle isolée du reste du Maroc par le Haut Atlas. En franchissant le col de Talrhemt (la chamelle) (2900) le visiteur venu du Nord a l’impression de franchir un seuil, on entre dans l’intimité d’un nouveau monde celui des oasis et du désert. Cette vaste région entre le Sahara et l’Atlas est un espace considéré toujours comme à part ; son trait le plus marquant est sans doute le contraste entre le chapelet verdoyant que forment les oasis le long des vallées et l’immense no man’s land constitué de montagnes et de plateaux dénudés.

Les oasis qui s’inscrivent dans ce territoire se présentent comme des couloirs de vie tendus entre les deux alignements montagneux du Haut Atlas oriental au nord et des chaînons de l’Anti Atlas au sud. Par leur localisation, leur structure et leur continentalité, elles ne ressemblent exactement à aucun autre espace oasien du pays : l’on est en présence d’oasis de tailles diverses, juxtaposées le long de cours d’eau situé dans les seuls bassins versants endoréiques du pays (Ziz, Rheris, et Guir).

Par la semi –aridité de leur cadre géographique (50 à 300mm/an), la diversité de leur paysages et leur mise en valeur économique, elles rappellent cependant la vallée du Dra à laquelle, elle s’apparentent par la participation à trois ensembles géographiques différents mais mitoyens et complémentaires à savoir : le Haut Atlas, le sillon présaharien et le domaine primaire antiatlasique. Toutefois, les oasis du grand Tafilalt ( province d’Errachidia) sont cinq fois plus vastes que celles du Dra, et ont une position franchement plus continental. En effet, compte tenu de la proximité du Haut Atlas et de la densité de son réseau hydrographique, la province d’Errachidia contient les oasis les plus étendues du Maroc, voire d’Afrique du Nord ; elle s’alignent le long des trois grandes vallées : Ziz, Rheris, Guir, et de leurs affluents haut-atlasiques, et antialasiques.
Dans ces oasis, où les terres agricoles sont limitées, vit une population de près de 600.000 habitants dont 75% sont des ruraux et vivent principalement de l’agriculture.

Sijilmassa
Elle doit sa renommée à l’ancienneté de sa fondation et à l’importance de son rôle d’intermédiaire qu’elle a joué dans les échanges commerciaux entre les pays de l’Afrique noire occidentale ( le Soudan des texte arabes) d’un côté, les pays du Maghreb et l’Europe méditerranéenne de l’autre. Située à l’origine dans l’une des grandes oasis du Tafilalt, à un endroit où se rapprochent beaucoup les deux cours de l’oued Rheris et de l’oued Ziz, Sijilmassa fut fondée, d’après un grand nombre de géographes et historiens arabes, en 757 par Aissa Ibn Yazid El Assouad ou Medrar Ben Abdellah du nom de la tribu kharijite des Beni Medrar, après Kairoun en 687 et bien avant Tahert en 761et Fès en 808. Les données textuelles et archéologique attestent que son âge d’or doit se situer entre le Xè et le XVè siècles, à une époque où sa prospérité reposait sur les profits qu’elle tirait du trafic caravanier ; en effet elle constituait un carrefour de routes commerciales venant de Fès, de Telemcen, du Soudan par Teghaza et touat et un centre d’entrepôt et de distribution de métaux , tissus, produit alimentaires, escales, sel, etc….
Ce qui reste de l’ancienne Sijilmassa est un ensemble de monuments en ruines localisés au centre de l’actuelle ville de Rissani : un rempart percé d’une dizaine de porte, la Kasba où résidaient les princes et leur armées, la grande Mosquée, des bains publics et des quartiers de demeures privées . Les travaux de prospection et de fouilles entrepris jusqu’à présent sur le site par des équipes de chercheurs italiens, américains et marocains n’ont abouti qu’à des résultats très limités : dégagement de canalisations et de structures de fortifications, découverte d’ateliers et de fours de potiers…

Les dernières fouilles de sauvetage entreprises par l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine sur l’emplacement du Lycée et de la Gare outière de Rissani ont permis de localiser et identifier d’autre vestiges de Sijilmassa.
La Tafilalt est un haut lieu de l’Histoire du Maroc, aussi bien sur le plan politique que sur le plan ethnoculturel . En effet, de par sa position remarquable à la porte du Sahara, il été longtemps une véritable plaque tournante entre l’Afrique du nord d’une part et entre le Machrek et le Maghreb d’autre part. Sur le plan socio-culturel , il a joué un grand rôle dans la pénétration de la civilisation araboislamique en Afrique du nord-Ouest , il a été aussi la base de départ des mouvements de tribus au Maroc vers les régions côtières tout au long de son histoire.

Cette partie du pays considérée par les historiens comme le cœur historique et géographique de l’ensemble du présahara marocain, apparaît comme un vaste pays où différents éléments ethniques (imazighènes, arabes, populations noires) venus s’y installer depuis de nombreux siècles, sont arrivés très lentement à se fondre. Un bloc massif de populations au caractère viril, parlant le tamazight ou l’arabe, chacun de ses groupes possède ses propres coutumes et ses particularités vestimentaires distinctes, mais cette diversité est de pure forme, car fondamentalement la région est une mêlée à des nuances locales, ce peuple présente de nombreux traits communs ; ils sont travailleurs et hospitaliers, ils ont tous le même esprit de curiosité détaché et critique, la même attitude tolérante et philosophe envers la vie et ses problèmes.

Errachidia :

Des potentialités touristiques à valoriser

Berceau de la dynastie Alaouite, héritière d'une époque historique, la province d'Errachidia regorge de potentialités et d'atouts touristiques considérables, confortés par l'attrait de son patrimoine et la richesse de ses sites lui conférant ainsi une vocation touristique par excellence.

Situé au Sud-est du Royaume et s'étendant sur une superficie de près de 60.000 km2, la province d'Errachidia (575.000 habitants) renferme une gamme de produits touristiques à valoriser davantage, notamment la cité Sijilmassa, les ksours, la vallée de Ziz, offrant au visiteur un paysage merveilleux alternant cimes enneigées, hautes montagnes, dunes de sables et palmeraies verdoyantes et lui faisant découvrir le trésor d'une civilisation et l'inépuisable richesse d'une nature généreuse et variée jusqu'à la profusion.

Pour M. Mohamed Ansari, président de la commune Béni Ahmed Sijilmassa, président du conseil provincial d'Errachidia, la promotion du tourisme de la région passe impérativement par l'ouverture de liaisons aériennes nationales entre Errachidia et les autres villes du Royaume ce qui permettra de faciliter l'accès des touristes marocains à ces sites, appelant les pouvoirs publics à soutenir les efforts visant à renforcer les infrastructures de la région et à préserver le patrimoine culturel et touristique dont dispose cette région.

La province a pu asseoir une renommée internationale grâce notamment à la source bleue de Meski (17 km d'Errachidia), à Merzouga connue par ses dunes féeriques formées d'une immense marée de sable ainsi qu'à ses ksours et ses lacs légendaires Isli et Tislit, a-t-il dit dans une déclaration à la MAP. Moulay Mostafa El Omari, député de la région et président de la municipalité Moulay Ali Chérif, a pour sa part mis en relief les atouts touristiques de la région et de ses sites, et appelé à la sauvegarde et à la restauration des ksours et des kasbahs, au renforcement des infrastructures touristiques de la région et à la programmation de vols internes entre Errachidia et les autres villes pour accueillir le maximum de touristes nationaux.

La province s'est engagée, au cours de ces quatre dernières années, dans un processus de développement économique et social soutenu et qui est à l'origine des changements structurels qui s'amorcent sur le plan quantitatif et qualitatif, ce qui a permis de jeter les bases d'une dynamique de coopération entre les différents intervenants, a-t-il rappelé, ajoutant que la préservation du patrimoine culturel et touristique de la région est une mission qui incombe à toutes les composantes de la société.

Malgré les efforts entrepris dans ce domaine que ce soit par le secteur public ou privé, le domaine touristique dans la province d'Errachidia demeure toujours en deçà du niveau escompté, ce qui requiert une réflexion plus approfondie et une approche plus cohérente basée sur la participation des citoyens de la région dans toutes les actions de promotion de ce secteur et la concertation permanente entre tous les intervenants dans le secteur, afin de réussir le projet de développement socio-économique entamé dans cette région et d'assurer à ses populations un niveau de vie meilleur.

 

 

 

 

 
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